Le Stand-Up Paddle

Le Stand-Up Paddle (SUP) kezako?

Ancêtre du surf, le Stand Up est originaire de Polynésie, où les rois se déplaçaient d’île en île sur des planches taillées dans des troncs d’arbres. De base, paddle désigne la pagaie, ce qui différencie ce sport du surf classique. En fait, Stand-Up Paddle veut tout simplement dire « pagayer debout ».

En bord de mer, sur les plans d’eau, en rivière, vous voyez de plus en plus d’hurluberlus qui semblent marcher sur l’eau, été comme hiver… ils sont givrés ?!

Rassurez-vous, ces gens vont bien. Et la cohabitation avec les « assis » (kayakistes) est paisible.

Sortie en Loire à Orléans

Il existe deux types de planches en paddle:

  • Les gonflables: idéales pour débuter, elles varient en largeur, des plus stables aux modèles plus profilés qui permettent de connaître ses premières sensations de vitesse. Le CKCO met à disposition une vingtaine de planches gonflables de largeurs différentes pour ses licenciés, adaptées au besoin et au niveau de chacun.e, avec possibilité d’évolution en fonction de la progression, des conditions météo, de l’envie, etc.
  • Les planches rigides, en carbone. Ces boards plutôt destinées aux pratiquants confirmés permettent d’aller chercher des sensations de glisses plus rapides. D’abord exclusivement à pont plat, aujourd’hui de plus en plus de modèles sont conçus avec un pont creusé, pour abaisser le centre de gravité, ce qui les fait ressembler à leurs cousines les pirogues. Les licenciés du CKCO qui souhaitent investir dans une planche perso peuvent la stocker au club dans un local sécurisé.
Toutes les philosophies existent en paddle.

On peut se faire plaisir en mode balade-randonnée en remontant / descendant le courant, en groupe, chacun.e sur sa planche, en tandem (et même jusqu’à 4 pour les planches « dragon », fou rire assuré) ou avec son chien (cani-paddle si votre toutou a le pied marin) ; on peut surfer la vague en mer et se prendre pour un roi polynésien, à condition d’avoir un bon niveau ; et on peut aussi participer à des courses en eaux intérieures comme en mer sur des parcours longue distance (de quelques kilomètres à plusieurs dizaines) et des technical races où les concurrents s’affrontent sur un tracé constitué de bouées qui délimitent des virages très serrés. 

Bref le SUP, c’est SUPer, c’est du fun garanti en toute saison, en combi ou en maillot de bain, c’est aussi une excellente pratique sportive pour garder la forme (merci le gainage) en alliant gestes doux et cadre naturel exceptionnel, avec les copains et les copines!

La course en ligne – CEL

Rien à voir avec vos achats sur internet ! CEL , c’est la course en ligne, c’est ce qui correspond à la pratique des sports de pagaie en eau calme … mais pour aller vite et loin. D’ailleurs, les anglo-saxons parlent de flatwater (plus compréhensible que l’appellation française – car la CEL ne se pratique pas forcément dans des couloirs de bouées).

Les disciplines de la course en ligne sont clairement orientées « vitesse »et/ou « endurance » : que ce soit sur de courtes distances (200 m) ou sur des distances allant jusqu’à 25 km (on parle de marathon dans ce cas là, même si il ne s’agit pas de la distance olympique de la course à pied). Dans le cas où les distances sont de 200 à 1000 mètres, les compétitions s’effectuent dans des couloirs séparés par des bouées, et en ligne droite… d’où l’appellation « course en ligne ».

De fait, il y a 3 championnats pour ce type d’embarcations : la vitesse (200m/500m/1000m), le fond (5000m) et le marathon (entre 15 et 30 kms environ).

Podium aux Championnats régionaux de fond à Orléans – février 2018

Les embarcations sont généralement instables (comparées aux autres disciplines – mais il y a des modèles d’initiation), très peu larges et faiblement volumineuses (car pas de vagues à couper en deux!).

Les kayaks possèdent des gouvernails (que l’on actionne avec les pieds) , car il ne faut pas giter pour tourner, et les canoës sont ouverts.

La position tchèque, entre équilibre et puissance

La position en canoë CEL (dite position tchèque) est très différente de celle pratiquée pour le canoë de slalom par exemple. Le céiste, en position d’équilibre, genou posé à l’arrière, jambe pliée à l’avant, développe ainsi une puissance importante en allant chercher l’appui très loin devant.

Tenir dans une embarcation de course en ligne est un peu compliqué au début tant l’embarcation est instable mais la pratique régulière (et encadrée) devient vite plaisante. C’est une discipline qui développe les capacités cardiovasculaires et qui présente aussi un grand intérêt pour ceux qui cherchent une activité fitness.

Les pagaies sont assez différentes de celles employées en slalom ou rivière sportive, mais comparable à celles utilisées en descente ou en surfski.

Philippe Boccara dans un K1 Struyer et … une pagaie à pales plates (1989)

En effet, les pagaies utilisées sont « creuses » (en kayak notamment), on parle aussi de « pales en cuillère », ce qui procure une accroche de l’eau très sensible (l’emploi du carbone permet des pagaies rigides et efficaces en terme de transmission d’énergie). Ce type de pagaie permet d’utiliser la puissance des muscles du dos en complément des bras et des épaules.

Un sport qui développe un peu le dos

Les pagayeurs (du fait de l’emploi des pagaies cuillère) se reconnaissent ainsi par un coup de pagaie ‘bras presque tendus’ et une forte rotation du buste pour aller chercher loin devant en projetant les épaules. La propulsion est générée par une accroche de l’eau la plus en avant possible, et ainsi de bénéficier de toute la mobilisation des muscles du tronc. Ces bateaux, dits directeurs, ont une forme effilée qui rend leur mobilité compliquée. Dans le cas des embarcations de type kayak, les pagayeurs bénéficient d’un gouvernail, articulé par un système de palonnier à pied. Pour le canoë, c’est l’angle que le pagayeur donne à sa pagaie simple, qui permet le contrôle de la direction de l’embarcation.

Kayak de course en ligne de 4 places (dit K4) aux championnats régionaux de fond -février 2018 à Orléans

La pratique de la CEL, c’est aussi un sport d’équipe (si ce n’est surtout si l’on considère que même en K1, les entraînements se font à plusieurs).

Que ce soit en canoë ou en kayak, il est possible de faire du biplace (on parle de K2 ou C2), du K4 – kayak 4 places donc.

On peut ainsi partager des sensations de vitesse dans une même embarcation.

La descente (de rivière sportive)

Séance d’initiation à l’eau plate en bateau de descente (Ile Charlemagne – février 2018)

Expliquer le kayak et le canoë de descente est assez simple en soit : on choisit un tronçon de rivière – qui bouge si possible- on définit une ligne de départ et une ligne d’arrivée, et on y fait un chrono ! Grosso modo, c’est tout !

C’est le même principe qu’un contre-la-montre en vélo ou une descente de super géant en ski.

Les kayaks et canoës ont des formes bien caractéristiques, ils sont adaptés à la fois à l’eau vive (volumineux) et à la vitesse (profilés).

Leurs formes typées (renflement à l’arrière de l’hiloire) permettent au pratiquant de prendre des virages serrés en se penchant (en gitant – c’est à dire en basculant à l’aide du bassin d’un côté ou de l’autre), et ainsi, d’effectuer des virages rapides et précis afin de se faufiler entre les obstacles (rochers, mouvements d’eau, etc).

Les embarcations dites de descente servent aussi d’intermédiaire à la pratique de la course en ligne, car la stabilité de ces embarcations permet une approche facilitée à la vitesse sur eau plate et à l’utilisation des pagaies creuses. Autre aspect intéressant, les embarcations de descente passent partout, et sont fabriquées dans des matériaux costauds : c’est un peu le VTT de la famille des canoës et kayaks.

Slalom et kayak de rivière

Descente du Fier (avril 2019)

Le kayak peut se pratiquer sur des rivières dites « sportives ». Dans la nomenclature de catégorisation des rivières, l’on parle de classe de rivières (afin d’avoir la capacité sur des critères objectifs, de connaître le niveau de pratique nécessaire avant de s’y engager notamment), les rivières à partir de la classe 3 correspondent à ce que l’on appelle aussi la pratique en eaux vives.

Bassin de l’Argentière la Bessée – juillet 2020

Nos locaux

Idéalement situé pour découvrir la biodiversité ligérienne, le patrimoine nautique et son histoire, le CKCO est installé à la base nautique de l’Ile Charlemagne à l’est de l’agglomération d’Orléans.

La mairie d’Orléans nous met à disposition :

  • une salle de réunion
  • une salle d’accueil
  • un hangar à bateaux au rez de chaussée de la base nautique

Canoë Kayak Club Orléans

Base de loisirs de l’Ile Charlemagne
45650 St Jean-le-Blanc

Tel : 06 86 00 80 45

Mail : ckco.orleans@gmail.com

La compétition

Un ensemble de licenciés du CKCO participent à des rassemblements et compétitions tout au long de l’année. Il peut s’agir de compétitions de :

  • Paddle
  • Slalom
  • Descente
  • Vitesse (Course en ligne) – de 200 à 1000 m
  • Fond (Course en ligne) – 5000 m
  • Marathon (Course en ligne) – 20/50 kms
  • Évènements spéciaux : Marathon International des gorges de l’Ardèche, Dordogne intégrale, etc…

Le CKCO dispose d’un ensemble d’embarcations permettant de pratiquer en compétition (jusqu’au niveau national dans certaines disciplines) et qui sont mises à disposition des licenciés souhaitant s’entraîner. De même que pour l’encadrement, rapprochez-vous des référents par disciplines si vous êtes intéressés pour participer à des évènements.

Il est possible de taper dans le ballon pendant les créneaux de piscine du CKCO ( ici c’est du kayak polo)

Quelques créneaux dits d’entrainement (notamment en slalom, course en ligne et paddle) sont proposés et encadrés par des référents.

Un planning sera proposé à partir de septembre 2019 afin de vous permettre de vous inscrire ) à ces créneaux.

Un peu d’histoire …

Le Canoë-Kayak Club d’Orléans est un des plus anciens clubs français : sa création remonte à 1916, et fut ainsi la première section provinciale du Canoë Club de France, plus connue sous le nom de « Section Loire et Centre ».

Aujourd’hui, en France, il y a plus de 700 clubs et environ 43 000 licenciés. Nous pouvons dire, non sans fierté, que nous sommes parmi les premiers !

Section Loire et Centre – ancêtre du CKCO, en aval du Pont Royal, Orléans (dans les années 1920/30)

Ce premier club provincial est à l’origine de nombreux projets, parmi lesquels la création en 1920 des premiers et célèbres « Guides du canoéiste », en collaboration avec le Touring Club de France (TCF), dont le but premier était de développer le tourisme.

Les quais d’Orléans en 2018 : compétition de slalom organisée sous le Pont Royal

Un siècle a passé, mais les kayakistes orléanais du CKCO sont toujours présents et investissent toujours les quais de Loire et ses environs.

Près de 90 licenciés (chiffre 2019) composent les rangs de l’association et sont visibles tous les week-end, hiver comme été, sur la Loire et sur le plan d’eau de l’Ile Charlemagne.

Le club

Le club bénéficie d’un site exceptionnel : le plan d’eau de l’Ile Charlemagne est idéal pour la pratique de la course en ligne et l’initiation au kayak ou au paddle avant d’affronter le courant de la Loire. Le bras d’un cours d’eau, le Rio, situé au pied des locaux permet de gagner la Loire rapidement.   
L’hiver quand ce bras du Rio est en eaux hautes, des portes de slalom y sont installées pour la pratique du kayak de slalom.
Les locaux sont équipés de vestiaires filles et vestiaires garçons séparés avec douches chaudes. Le club house peut être mis à disposition pour nos réunions, manifestations.

Le club est labellisé 3 étoiles et a reçu la mention École Française de Canoë-Kayak 2016 liée à la FFCK.

Pour s’inscrire, il faut impérativement savoir nager 25 m et être capable de s’immerger. Le matériel (bateaux, pagaies, casque, gilet) est prêté par le club.L’école de pagaie, c’est apprendre les techniques de navigation, les règles de sécurité, le respect de l’environnement. C’est acquérir des connaissances et protection du et des sites de pratique.

Les mercredi de 14h00 à 16h30 et les samedi de 10h00 à 12 h00.

Loisirs et stages
Nous proposons des sorties en rivières, un dimanche par mois. Nous organisons aussi des stages d’eaux vives, des stages en mer, ainsi qu’un week-end bivouac tous les ans en juillet. Laissez vous tenter par la diversité des sports de pagaie et des lieux de pratique !

Entrainements
Pour ceux qui pratiquent déjà et qui sont suffisamment autonome, nous proposons des créneaux dits d’entraînement. Selon les disciplines, des groupes s’organisent afin de partager leur expérience et peut-être, serez-vous tenté par la compétition. Les possibilités sont nombreuses dans les sports de pagaie : ocean race, paddle, marathon, vitesse, slalom… et bien d’autres.

Renseignez-vous !