L’Ecluse de la Patache à Combleux

L’ancienne Maison de l’Eclusier domine encore l’entrée du canal

C’est un havre bien connu des kayakistes et des paddlers, repère protégé qui rime souvent avec la pause d’après la remontée de la Loire depuis la base de l’île Charlemagne, et où on prend le temps d’échanger ses impressions, en commentant les courants, le sens et la force du vent, la faune que l’on a eu la chance de croiser ; entre hérons majestueux, castors bâtisseurs, et silures flegmatiques.

Ce lieu emblématique, c’est l’écluse de la Patache , à Combleux. On s’y abrite, derrière quelques toues amarrées en aval, à l’ombre de ses remparts, souvent peuplés de flâneurs qui vous regardent, curieux et profitant du panorama qu’offre le site qui surplombe le fleuve royal.

Mais connaissez-vous l’histoire de ce lieu ?

La construction de l’écluse de la Patache a débuté en 1831 et a duré dix ans.

Le site comprend une écluse dont les portes étaient autrefois actionnées par des balanciers, une maison éclusière et une maison de contrôle. Près de l’embouchure en Loire, un rouleau fixé verticalement au sol avait pour fonction de faciliter le halage à l’endroit où le trajet des bateaux dessine une courbe. C’est donc là que le canal d’Orléans rejoignaient la Loire (tronçon du bief de Combleux). 

Le Canal d’Orléans a lui été construit lors du dernier quart du XVIIe siècle puis prolongé au début du XXe siècle. En 1676, Robert Mahieu (marchand de bois) obtient l’autorisation du duc d’Orléans pour creuser une voie d’eau destinée au transport du bois de la forêt d’Orléans entre Grignon (commune de Vieilles-Maisons-sur-Joudry) et Cepoy sur le Loing. Ce premier canal, long de 28 km et large de 2 m est terminé deux ans plus tard. A l’époque, les ouvrages sont en bois. En 1679, Mahieu cède l’ouvrage au duc d’Orléans qui souhaite le prolonger à ses frais jusqu’à la Loire à Combleux près d’Orléans pour l’exploiter à son profit. Le duc prend alors conscience des difficultés de cette entreprise et cède ses parts le 25 avril 1681 à des financiers, Simon Lambert (architecte du Roi) et Dominique Richemond (greffier au conseil du Roi) qui s’engagent à creuser le canal en six ans. Ils ne tiennent pas leur promesse et le Duc d’Orléans reprend ses droits en décembre 1686 et confie le chantier à Jean de Creil, intendant de la Généralité d’Orléans, qui achève le canal en 1691.

Le premier bateau circule en 1692.

En 1797, le canal est confisqué sous le Directoire puis, la même année, la gestion du canal est confiée à un régisseur du nom de Bellesme. En 1807 l’Empereur supprime la régie et on crée en 1809, la Compagnie des canaux d’Orléans et du Loing. En 1863, le canal d’Orléans est placé sous le contrôle de l’administration des Ponts-et-Chaussées et, afin d’accroitre son attrait commercial, on le prolonge de quelques kilomètres de Combleux à Orléans au début du XXe siècle (de 1908 à 1921). On construit l’usine électrique de Fay-aux-Loges à la même époque (1910 à 1912) pour renforcer son alimentation en eau.

Malgré la modernisation de quelques écluses, le trafic est trop faible et le canal est finalement déclassé en 1954. 

Bertrand Deshayes, marinier de Loire, nous raconte le Canal d’Orléans et l’origine du nom de l’écluse, dans un reportage de France 3 Centre-Val-de-Loire.

 

OUVERTURE DU CLUB suite aux décisions gouvernementales

Si vous vous demandez si les dernières décisions gouvernementales vous autorisent à naviguer, la réponse est OUI !

Enfin si vous habitez à moins de 10 km de votre lieu d’embarcation ou si vous faites partie des publics prioritaires. Le club reste ouvert.


Le ministère des sports a communiqué aujourd’hui à ce sujet et le siège fédéral a relayé l’information. Vous pouvez retrouver les détails sur le site du ministère des sports ou sur celui de la FFCK. 


https://www.sports.gouv.fr/accueil-du-site/actualites/article/application-des-decisions-sanitaires-pour-le-sport-a-partir-du-3-avril

https://www.ffck.org/2021/04/03/mise-a-jour-des-mesures-sanitaires/

Les collégiens de l’établissement Saint Paul Bourdon Blanc à l’abordage !

Depuis le début de l’année scolaire 2020/2021, une convention, à l’initiative du CKCO et des enseignants du collège, a été signée entre le CKCO et le collège St Paul Bourdon Blanc. Ainsi les élèves de 5 ème bénéficient de séances de canoë pendant leurs séances d’éducation physique et sportive.

Clara, encadrante CKCO, expliquant les consignes de la séance


Dès octobre 2020, un premier cycle a permis aux jeunes de découvrir la pratique de la pagaie en Loire, à deux pas du collège, et ce, en toute sécurité. Les séances étaient encadrées par Ludovic – salarié du CKCO accompagné du professeur d’EPS.

Les collégiens ont pu s’essayer aux kayaks biplace d’initiation dits « sit-on-top ».

Au programme, des premières sensations à bord de canoë pour découvrir les bases de la direction et le maniement de la pagaie, et depuis le 10 mars 2021, un deuxième cycle a débuté sur le canal qui est redevenu navigable. Les jeunes ont pu s’essayer aux kayaks dits « sit-on-top ». Ils pourront bientôt découvrir, pour les plus à l’aise, sur des kayaks pontés (modèle plus instable) afin de travailler la vitesse et de parfaire leur technique de direction.

Sport de plein air, le canoë-kayak offre une fenêtre sur l’environnement ligérien et sa riche biodiversité, même en milieu urbain

Dans un contexte sanitaire compliqué pour les cours d’EPS, la pratique en plein air, et notamment celle du canoë-kayak s’avère être une véritable bouffée d’oxygène pour les collégiens (et leurs professeurs).

Sport de plein air, le canoë-kayak offre une fenêtre sur l’environnement ligérien et sa riche biodiversité, même en milieu urbain. Un projet pluridisciplinaire est d’ailleurs à l’étude avec un professeur de Sciences de la Vie et de la Terre pour la rentrée prochaine.


Les mines ravies des adolescents ne trompent pas : malgré la fraîcheur printanière, ils sont heureux et motivés pour enfiler leur combinaison et se lancer dans cette pratique sportive « qui change de d’habitude ».

Une quinzaine de collégiens poursuit même l’aventure le mercredi après-midi à l’école de pagaie

Une quinzaine de collégiens poursuit même l’aventure le mercredi après-midi à l’école de pagaie avec Ludovic sur la base de l’Île Charlemagne. De quoi susciter des vocations et prendre une licence au club les jeunes? Le CKCO vous attend et vous accueillera avec plaisir.

Randonnée sur la Conie – 20 mars 2021

Il faisait encore un peu frais ce samedi 20 mars, mais nous avons profité de l’organisation de l’ACKVL et du couvre-feu repoussé à 19h pour aller découvrir ou re-découvrir la Conie.

Cette rivière qui coule au cœur de la Beauce offre un décor improbable.

Des arbres asphyxiés à la suite d’un changement de niveau de la nappe phréatique de Beauce, des carex au milieu de la rivière qui poussent sur les souches d’arbres coupés… 

Une sortie conviviale, accessible à tous et à tout type d’embarcation.

Randonnée en Loire de Sandillon à Orléans – 27 février 2021

« 27 enthousiastes pagayeurs de tout bord »

Ce samedi 27 février, le Canoë Kayak Club Orléans a organisé une randonnée/descente de Loire, départ des bords de Loire au niveau de Sandillon et arrivée aux locaux du club, par le bras de Loire, le Rio, à la base nautique de l’Île Charlemagne.

Nous étions 27 enthousiastes pagayeurs de tout bord, confirmés et débutants, en canoë, en kayak, en paddle, en solo ou à deux, à profiter des conditions exceptionnelles que nous offrait ce weekend d’hiver ensoleillé.

Une agréable pause à l’écluse de Combleux

Les plus assurés s’amusaient du petit vent de nord-est qui créait un clapot joueur aux abords de Chécy, tandis que tous se laissaient porter par la brise et le courant après une agréable pause à l’écluse de Combleux.

La bonne humeur dominait largement avec un retour au club pour le couvre-feu de rigueur !

Agnès Legroux, nouvelle présidente du CKCO

Élue au dernier comité directeur du CKCO, Agnès Legroux va prendre les rennes de la présidence du CKCO à la suite de Nathalie Pesquet.

46 ans, pratiquante des disciplines du canoë kayak depuis 1987 (d’abord en slalom et descente puis, plus tardivement, en course en ligne). Agnès est médaillée aux Championnats de France de descente en canoë en 1995 et 1997. Elle est titulaire des diplômes de moniteur fédéral eaux vives et entraineur course en ligne en 1998.

Athlète de haut niveau sur liste ministérielle et membre de l’équipe de France de 2009 à 2020, d’abord en athlétisme puis en canoë kayak et représentante de la France en tant que finaliste aux Jeux Paralympiques de Rio en 2016.

Et « en même temps », Agnès est actuellement membre du Conseil Fédéral de la la Fédération Française de Canoë-Kayak et sports de pagaie (FFCK).

Il fait froid cette semaine de février 2021 ? Au CKCO, on s’adapte !

Nos jeunes adhérents de ce mercredi 10 février ont bien apprécié le changement de programme ! Et oui, un kayak, après tout, c’est fait pour glisser. Alors si la température n’est pas propice à aller sur l’eau, alors, allons sur la neige !

Sur l’eau, en dessous de 0°, la pratique est possible, mais il faut suivre quelques règles de bon sens

UN LICENCIE du CKCO doit TOUJOURS avoir un matériel adapté, TOUJOURS pratiquer à minima en binôme, TOUJOURS avoir un gilet de sauvetage – même en course en ligne sur le plat.

Un choc thermique – en cas de dessalage, ça pardonne pas… A bon entendeur !

Et puis, ce n’est jamais que partie remise, dans quelques jours, ce sera le retour du printemps, de l’eau plein les rivières.

Appel aux compétences !

Afin de pouvoir vous investir dans le fonctionnement du club, le comité directeur organise une rencontre le vendredi 11 décembre 2020 à 18h30 au club.

Si vous avez des suggestions pour le fonctionnement, la vie du club c’est l’occasion d’en faire part. Venez avec vos propositions !


Toutes les personnes ayant des compétences dans les domaines suivants et souhaitant s’investir dans le fonctionnement de l’association sont conviées à cette rencontre. Il est donc attendu des compétentes en (la liste n’est pas exhaustive) :

  • Gestion administrative : comptabilité, montage de dossiers … etc ;
  • Gestion des ressources humaines
  • Communication : rédaction d’articles pour le site web, réalisation de flyers, photos, vidéo… etc ;
  • Organisation de sorties : (pour le loisirs, la compétition… etc;
  • Entraînement : perfectionnement pour le slalom, descentes, CEL, paddle ;
  • Réparations : compétences en soudure, mécanique, matériaux composites, électricité … etc.

L’objectif est de créer des binômes ou des petits groupes affectés à des tâches bien définies sous la responsabilité d’un membre du comité.

Notre prochaine assemblée générale est prévue le 6 février 2021 (date à confirmer) : 4 postes seront à pourvoir. Ce sera donc également l’occasion d’échanger sur les missions du comité et de « stimuler » de nouvelles candidatures.

Championnats de France de marathon – 10 et 11 octobre 2020 à Redon : 2 titres nationaux pour Orléans

Agnès Legroux et Antoine Martin(K2 dame paracanoë -3 tours, 2 stops) : Champions de France 2020

Olivia Larivière (K1 dame sénior marathon -7 tours, 6 portages) Vice-championne de France 2020

Un championnat de France 2020 de marathon, maintenu lui aussi, sur les bords de la Vilaine, et qui a accueilli les spécialistes de la longue distance. Près de 400 compétiteurs, répartis dans 73 clubs, sont venus clôturer cette bien étrange année sans sélections préalables.

Le CKCO a été représenté dès le début de la compétition par Agnès Legroux et Antoine Martin en paracanoë. Puis à 13h00, Stéphane Loigerot, en vétéran 3 (18 kms) et à 15h30, Olivia Larivière en sénior (26 kms).

Un bassin spacieux et assez venté, un ciel plutôt clément (le samedi) où les compétiteurs ont enchainé boucles et portages, le nombre variant selon leur catégorie. Une organisation bien ficelée. A une semaine près, la tempête rendait l’évènement impossible, le site d’accueil était inondé.

Une discipline pourtant « spectaculaire », puisque l’enchainement des portages rythme la course et offre un spectacle animé, assez technique quant aux portages, et surtout favorable au soutien du public.

Crédit photo : Jérôme Mathon

Et la médaille d’or pour les organisateurs, à tous les bénévoles, à tous ces vrais passionnés qui mériteraient amplement bien des médailles et des applaudissements, même si ils ne les attendent pas. Ils permettent, souvent à bout de bras, sans gros sponsors, le maintien de ces évènements « de la longue distance », compétitions ou non, crise sanitaire ou pas, et ainsi font survivre cette petite famille du marathon français. Sans eux, pas de courses, pas de médailles, pas de champions.

Crédit photo : Jérôme Mathon

Agnès Legroux et Antoine Martin : Champions de France (paracanoë biplace)

Olivia Larivière , vice-championne de France (sénior dame)

Stéphane Loigerot : 5ème en vétéran 3